Léonce Bio Tabé
Les conséquences du changement climatique et du réchauffement de la planète se traduisent à l’échelle mondiale par une augmentation des températures moyennes, des changements dans le régime des précipitations, une élévation du niveau des mers et une perte de biodiversité.

L’augmentation des phénomènes météorologiques extrêmes et les modifications des écosystèmes et de l’utilisation des terres entraînent des risques accrus pour la santé et ont des conséquences économiques importantes. Selon le rapport 2021 du GIEC, des changements profonds et à long terme tels que la fonte des calottes glaciaires, la hausse des températures et du niveau de la mer, ou bien l’acidification des océans sont déjà en cours de manière irréversible. Un tel phénomène ne peut laisser l’humanité indifférente puisque son avenir en dépend largement. La France pour sa part, n’a pas manqué d’adopter des politiques pour refreiner ce danger qui menace la vie de l’homme sur terre en organisant une mobilisation la semaine dernière.
Ainsi, selon le journal quotidien Le Monde, Emmanuel Macron, président Français, réunit une quinzaine de ministres pour un conseil de planification écologique, lundi 31 mars au matin, afin de marquer une « remobilisation », notamment en matière de transport et de logement , afin de relancer d’atteindre les objectifs du pays en matière climatique. Aussi Le journal affirme-t-il qu’il s’agit de la première réunion du genre depuis septembre 2023, quelques jours après le dévoilement d’un net ralentissement de la baisse des émissions de gaz à effet de serre en France. Cette réunion est l’occasion de « refaire un bilan » de la planification écologique et « sans doute d’acter une forme de remobilisation du gouvernement et du premier ministre », a précisé l’Elysée.
Par ailleurs, le palais présidentiel reconnaît un « léger ralentissement de la baisse des émissions » de gaz à effet de serre dans le pays, alors qu’elles ont reculé de 1,8 % en 2024, selon de premières estimations publiées le même jour. C’est l’une des motivations du président de la République pour réunir ce conseil de planification écologique et relancer, sur un certain nombre de secteurs sur lesquels on sent qu’on n’est pas totalement dans les clous, une mobilisation pour atteindre nos objectifs », a déclaré l’entourage du chef de l’Etat. Cette mobilisation n’est pas simplement un bilan des efforts mais aussi une occasion d’établir des politiques concrètes dans des secteurs bien spécifiques. Les secteurs visés dans ce cadre sont le transport et le bâtiment, mais aussi la forêt, qui absorbent moins de CO2 qu’espéré. Le gouvernement français a prévu des actions concrètes selon les mots du porte-parole de l’Elysée : « Sur ces trois secteurs, il y a un certain nombre de dispositifs qui existent et qui pourraient éventuellement être amplifiés », avance l’Elysée. « On a parlé du soutien à l’achat de véhicules électriques, mais aussi de tout ce qui permet, par exemple dans le logement, de passer des énergies fossiles à l’électricité », dans le chauffage notamment, selon la même source.
Toutefois selon un décryptage du journal le Figaro, Le gouvernement assure être « sur la bonne trajectoire » pour respecter son objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre, responsables du réchauffement climatique. Mais force est de constater qu’en 2024, la machine s’est enrayée. Le Citepa, chargé de l’inventaire des émissions de la France, a publié vendredi les résultats de son baromètre pour l’année complète 2024. Il constate qu’après un recul important enregistré en 2023 (-5,8 % par rapport à 2022), la baisse des émissions ralentit drastiquement en 2024, avec une réduction de seulement 1,8 % par rapport à l’année précédente.
Quoiqu’il en soit, la lutte contre le changement climatique restera un combat à long terme tant que les effets se font sentir dans la vie des hommes. Et si tous les Etats du monde s’engagent dans cette bataille avec des actions concrètes et des résultats palabres, notre planète retrouvera certainement sa splendeur première.